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Page publiée le 12 février 2017, mise à jour le 10 novembre 2017

La Bibliothèque Doucet publie des textes inédits figurant dans ses collections.

De 2000 à 2005 , sous le titre « Les Inédits de Doucet », collection dirigée par Yves Peyré, sont parus aux Éditions Gallimard :

  • Henri Calet, De ma lucarne, chroniques, 2000
  • Louis-Paul Guigues, Le vin de mouches et autres récits, 2000
  • Michel Fardoulis-Lagrange, Les Hauts faits, roman, postface de John Taylor, édition établie par Francine Fardoulis-Lagrange et Philippe Blanc, 2002
  • Georges Bataille et Michel Leiris, Échanges et correspondances, édition établie et annotée par Louis Yvert. 2004
  • Madeleine et Darius Milhaud, Hélène et Henri Hoppenot, Conversation, correspondance, 1918-1974, édition, avec postface, établie et annotée par Marie France Mousli
  • Raymond Guérin, Lettres à Sonia, 1939-1943, édition établie, avec postface, appendices et notes par Bruno Curatolo 2005
  • Emil Cioran, Exercices négatifs, en marge du « Précis de déco… », 2005

À partir de 2009, sous le titre « Inédits de la Bibliothèque littéraire Jacques Doucet », sont parus aux Éditions des cendres :

  • Stanislas Rodanski, Requiem for me, 2009
  • Robert Pinget, Mahu reparle, 2009
  • Pascal Quignard, Pierre Skira, Marie Morel et Valerio Adami, 2010
  • André Gide, Correspondance avec Paul Desjardins, Jacques Heurgon et Anne Heurgon-Desjardins, 2011
  • Marie de Régnier, Lettres à Henri Mondor. Autour de Stéphane Mallarmé, 2011
  • Stanislas Rodanski, Substance 13, Editions des Cendres, 2013.
  • Rose Adler, Journal, 1928-1959, édition établie par Hélène Leroy avant-popos de François Chapon, 2014.

Rose Adler est principalement connue pour ses reliures et ses mobiliers. On sait moins le rôle de cette belle jeune femme blonde qui aida Jacques Doucet à augmenter ses trésors. Son visage régulier, extrêmement mobile disent ceux qui l’ont connue reflète une grande sensibilité, éclatante dans son Journal. Elle s’est au long de sa vie ingéniée à mettre en rapport les uns les autres, les œuvres. Son Journal est un témoignage d’amitié permanent, aussi celui d’un regard vif, volontiers étonné mais qui sait être sévère.

Denses et vivifiantes, ces belles pages convoquent tout ce que Paris compte d’artistes (Picabia, Picasso, Marie Laurencin...), de décorateurs et architectes (Pierre Chareau, Mallet-Stevens...), écrivains (Gide, Breton, Aragon, Desnos, Paulhan, Suarès...), acteurs et actrices, chrorégraphes et danseuse.... Au total un index de mille noms. Long avant-propos de François Chapon qui l’a rencontrée et témoigne de son admiration pour cette grande figure des arts.

  • Christiane Martin du Gard, Terre brûlée, édition établie par Michel P. Schmitt, 2014.

« Une faible lueur traversa les persiennes closes. Dans la nuit lourde et moite, la longue attente du jour. Tout est prêt. La tombe est creusée, cimentée, béante. Bientôt on t’y déposera, et l’épaisse dalle retombera, inexorable. Et moi, je pourrai fuir, courir loin, très loin. Je ne savais pas encore qu’il est des douleurs qui vous rattrapent toujours. Endolorie par des mois de veilles, les membres las, les yeux agrandis, la tête vide, je guette les premiers rayons du soleil. Déjà les oiseaux annoncent une belle journée d’été. Je ne les entends pas ; je ne vois rien, je ne sens rien, sinon ce poids étrange, que je ne peux ni localiser, ni repousser. Un écran me sépare du reste de la terre. Comme en rêve, j’accomplis les rites habituels du lever. Je prends soin de ma toilette, de ma personne ; je surveille l’heure. “Ils” ont dit : 8 heures... »

Ainsi s’engage ce récit nerveux, sensible et tragique, magnifique portrait amoureux des derniers jours d’Henri Calet, qui vécut les trois dernières années de sa vie aux côtés de l’auteur...

  • Ghérasim Luca-Tilo Wenner, ... pour quelques amis lointains ..., 2014.

Tout jeune encore, Tilo Wenner (1931-1976) écrit à Ghérasim Luca (1913-1994) pour lui demander de participer à Serpentina, revue qu’il vient de créer à Buenos Aires. Ghérasim Luca lui confie la notice biographique que le jeune Argentin lui demande pour présenter une traduction de ses textes : « Inculpé d’attentat aux bonnes moeurs pour son premier poème que la police s’empresse de saisir le lendemain de sa parution, Ghérasim Luca est arrêté, emprisonné et, neuf jours après, mis en liberté provisoire : il est donc né à l’âge de 17 ans à Bucarest. Adhère, peu après, à un parti révolutionnaire subversif et fait partie de la rédaction d’un journal clandestin. Rencontre André Breton à Paris à la veille des hostilités. Activité surréaliste à Bucarest dans un groupe parfaitement original et combatif qui tente de projeter l’automatisme écrit ou peint dans le déroulement de la vie même. » La poésie et la lutte permanente pour un meilleur monde rapprochent les deux amis par-dessus les océans... Tilo Wenner va mourir assassiné dans les geôles de la junte militaire en 1976, Ghérasim Luca se donner la mort en 1994.

Ces livres peuvent être commandés aux Editions des Cendres 8 rue des Cendriers, 75020 Paris 01 43 49 31 80 edtionsdescendres@gmail.com

Stéphane Mallarmé, Eventail de Madame Mallarmé

(photo J.-L Charmet)

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